La loi Travail apporte son lot de bonnes nouvelles en matière de congés

La loi Travail apporte son lot de bonnes nouvelles en matière de congés avec, à partir du 1er janvier 2017, des jours supplémentaires dans certains cas particuliers et la création d’un nouveau congé « proche aidant ».

Des congés dès la première année pour les nouveaux embauchés

La première bonne nouvelle concerne les salariés qui viennent d’être embauchés. Auparavant, ils devaient attendre parfois un an avant de prendre des vacances. Il fallait attendre la période d’ouverture des droits aux congés, à partir du 1er juin. Désormais, dès que l’on aura acquis des jours de congés, même deux jours pour le premier mois, on pourra les poser.

Les congés pour événements familiaux rallongés

Ils passent à trois jours en cas de décès d’un parent proche. Ils concernent les parents, mais aussi les beaux-parents, et les frères et soeurs. Le congé est porté de deux à cinq jours pour le décès d’un enfant. Et de deux à trois jours pour le décès du conjoint.

La loi instaure aussi un nouveau congé spécial : deux jours à l’annonce de la survenue d’un handicap chez son enfant. Enfin, les hommes de moins de 21 ans auront droit, comme les femmes du même âge, à deux jours de congé supplémentaires, en plus de trois jours existants, pour la naissance ou l’adoption d’un enfant.

La loi crée aussi un congé pour le proche aidant

Ça correspond à une forte demande. On estime que quatre millions de salariés s’occupent d’un parent dépendant ou handicapé. Pour concilier ce statut d’aidant et sa vie professionnelle, c’est souvent mission impossible. La loi crée un nouveau congé sans solde, d’une durée de trois mois, renouvelable une fois, pour pouvoir s’occuper d’une personne qui en a besoin. À noter qu’il ne sera pas obligatoire d’avoir un lien de parenté avec la personne en question. Ce congé « proche aidant » pourra être transformé en période d’activité à temps partiel. La durée minimale sera alors d’un jour à chaque fois. Le salarié devra prévenir son employeur au moins 48 heures à l’avance qu’il prend ses jours.

Des vacances plus longues si sa situation familiale l’exige

Si le foyer comporte un enfant ou un adulte handicapé, ou encore une personne âgée en perte d’autonomie, on pourra poser plus que 24 jours d’affilée, ce qui est aujourd’hui le plafond pour la prise de congés. Si vous êtes dans l’un de ces cas, votre employeur ne pourra pas vous refuser ce congé rallongé.